Jardin botanique de Gijón: que voir, tarifs et comment y aller

Le jardin botanique de Gijón se trouve en périphérie de la ville, et on y va tout simplement en bus urbain. À l’intérieur, vous trouverez un labyrinthe de lauriers avec un phare en son centre, une chênaie de trois à quatre cents ans, un potager avec des aubergines blanches et des salles qui racontent comment l’écorce de saule a mené à l’aspirine.

Le jardin botanique atlantique de Gijón en quelques mots

C’est l’un des endroits que je recommande sans hésiter à Gijón si vous aimez la nature et les parcs. Le jardin vaut vraiment la visite, et il se combine très facilement avec l’Universidad Laboral, le bâtiment monumental à la tour qui se trouve juste en face.

Gijón (Xixón en asturien) est la plus grande ville des Asturies, une région du nord de l’Espagne au bord du golfe de Gascogne. Le jardin botanique se trouve à la sortie est de la ville.

L’Universidad Laboral a été construite au milieu du siècle dernier comme un grand complexe d’enseignement, et on la présente aujourd’hui comme le plus grand bâtiment d’Espagne. Sa tour d’environ cent trente mètres se voit de presque partout, ce qui aide bien à s’orienter. Elle abrite aujourd’hui le centre culturel Laboral Ciudad de la Cultura, qu’on peut découvrir avec une visite guidée: la place à colonnade, le théâtre, l’église à l’immense coupole et la montée en ascenseur jusqu’au belvédère de la tour, d’où l’on voit la ville et la côte. Mais même sans visite guidée, on peut voir l’intérieur et monter dans la tour. Il existe un billet combiné visite guidée + jardin botanique, donc on fait facilement les deux dans la journée.

Son nom officiel est Jardín Botánico Atlántico, le jardin botanique atlantique. Il a ouvert au début des années 2000 et il est consacré aux plantes des régions atlantiques, des deux côtés de l’océan. En une seule promenade, vous passez des montagnes cantabriques à un marais canadien à riz sauvage, puis à une pinède comme en Scandinavie. Le jardin est divisé en quatre zones: l’Entorno Cantábrico (l’environnement cantabrique), la Factoría Vegetal (la « fabrique végétale »), le Jardín de la Isla et l’Itinerario Atlántico (l’itinéraire atlantique).

Ce qui m’a le plus surprise, c’est à quel point tout est soigné. Les allées sont propres, chaque plante a son étiquette avec son nom latin, espagnol et anglais, et chaque zone a son panneau avec un plan et des explications. Plusieurs bâtiments accueillent des expositions qu’on lit avec intérêt même en tant qu’adulte, et encore plus avec des enfants. Beaucoup de choses sont traduites en anglais, mais pas tout: certaines vitrines et certains panneaux historiques sont uniquement en espagnol.

Bonsaï et programme des événements

Bonsaï à petites feuilles avec une couronne étagée exposé au jardin botanique de Gijón

Juste à l’entrée se trouve une collection de bonsaïs. Prenez le plan papier à l’accueil: toutes les collections y sont numérotées, ce qui permet de s’orienter facilement. Un grand plan est aussi affiché sur un panneau.

Grand plan illustré du jardin botanique de Gijón à l'entrée, avec ses quatre zones thématiques

Que voir au jardin botanique de Gijón

Je vous présente le jardin dans l’ordre de ma propre visite. Les chiffres entre parenthèses sont les numéros des collections sur le plan du jardin.

1. Entorno Cantábrico: montagnes, tourbières et dunes

À droite de l’entrée commence l’Entorno Cantábrico. La cordillère Cantabrique s’étend sur tout le nord de l’Espagne, et entre elle et la mer, on trouve des paysages très variés. Ici sont présentées les plantes des milieux ouverts: haute montagne (9), tourbières (8), dunes littorales (6) et marais maritimes (7). Beaucoup de rochers, d’herbes sèches et d’arbustes.

La tour de l'Universidad Laboral vue à travers des bouleaux depuis le jardin botanique de Gijón
La tour de l’Universidad Laboral
Herbes sèches dorées le long d'une allée de gravier dans l'Entorno Cantábrico du jardin botanique de Gijón

Dans la zone des dunes, une vraie barque de pêche en bois est posée sur le sable, et à côté, un panneau présente la carpintería de ribera, la construction traditionnelle des bateaux sur la côte. Autrefois, on les fabriquait en chêne et en châtaignier: un bois solide qui supporte bien l’humidité. Mais ces arbres poussent lentement, alors à partir du milieu du XIXe siècle, on est passé au pin et à l’eucalyptus.

La zone des dunes littorales

Bruyères et graminées avec la tour de l'Universidad Laboral en arrière-plan, jardin botanique de Gijón

2. Le labyrinthe de lauriers et son phare

À côté de la zone de haute montagne commence le labyrinthe, l’un des coins les plus amusants du jardin. Ses murs de lauriers taillés sont plus hauts qu’un adulte.

Allée étroite entre de hautes haies de lauriers menant vers la tour de la Laboral, labyrinthe de Gijón

Au centre se dresse un petit phare blanc au toit rouge. C’est une réplique du phare du cap Torres (Cabo de Torres), à la sortie ouest de Gijón, et sur la girouette on lit la date de 1923. Le but est d’atteindre le phare, et on se retrouve plus d’une fois dans une impasse. Si vous connaissez le labyrinthe du Jardin des Plantes à Paris avec sa gloriette au sommet, l’idée est un peu la même, sauf qu’ici il y a de vraies impasses.

Réplique blanche du phare du cap Torres à coupole rouge au centre du labyrinthe de lauriers
Réplique du phare de Cabo de Torres
Lanterne rouge et girouette de la réplique du phare au-dessus des haies de lauriers à Gijón

À l’intérieur du phare se cache une maquette en relief qui montre l’intérieur d’une plante: ses cellules et ses vaisseaux, agrandis de nombreuses fois. Nous avons des veines et des artères, les plantes ont leurs propres vaisseaux. Par les uns, l’eau et les sels minéraux montent des racines vers les feuilles; par les autres, les sucres produits par la photosynthèse partent des feuilles vers toute la plante. Avec des enfants, il faut absolument jeter un œil à l’intérieur du phare.

Maquette géante de cellules et de tissus conducteurs végétaux dans le phare du labyrinthe, jardin botanique de Gijón
La maquette dans le phare
Gros plan sur la maquette agrandie de cellules et de vaisseaux végétaux dans le phare du jardin botanique de Gijón
Cellules et vaisseaux d’une plante
Tour de l'horloge de l'Universidad Laboral au-dessus des arbres sous un ciel nuageux à Gijón

Près du labyrinthe, il y a deux panneaux qui m’ont beaucoup plu. Le premier, « Héros et méchants de nos plantes », parle du psylle du laurier, un petit insecte qui suce la sève des feuilles et les fait s’enrouler. Pour le combattre, le jardin n’utilise pas de produits chimiques: il lâche une punaise prédatrice, Anthocoris nemoralis, qui repère le psylle grâce à ses sécrétions sucrées. Le panneau est dessiné comme une BD, c’est plus parlant pour les enfants. Le second explique comment est constituée la tige du laurier: la même chose que la maquette du phare, mais en schémas. Il est en espagnol et en anglais.

Branche de romarin en fleurs avec de petites fleurs violettes au jardin botanique de Gijón
Romarin

Et voici le labyrinthe vu d’en haut:

Labyrinthe de haies de lauriers avec un petit phare blanc et rouge au centre, jardin botanique de Gijón

3. Biome boréal américain: marais à riz sauvage et érables

Derrière le labyrinthe commence la partie américaine de l’Itinerario Atlántico. « Boréal » veut dire nordique: c’est la ceinture de forêts de conifères, de tourbières et de lacs qui traverse le Canada et la Scandinavie. On y trouve des forêts d’épicéa noir (41) et de pin gris (42), une tourbière à canneberges (46) et un marais à riz sauvage (45). Cette partie n’est reliée qu’au labyrinthe: impossible de rejoindre le reste de l’Itinerario Atlántico depuis là. J’ai donc vu la partie américaine, puis je suis revenue à l’entrée.

Le riz sauvage (Zizania palustris) pousse dans la région des Grands Lacs, et les peuples autochtones d’Amérique du Nord le récoltent depuis très longtemps. On l’appelle riz à cause de sa ressemblance: des grains longs et foncés, mais il n’a aucun lien de parenté avec le riz asiatique. En automne, les oiseaux migrateurs viennent se nourrir dans ce type de marais.

Le marais à riz sauvage

Allée de gravier sinueuse entre pins et graminées avec la tour de la Laboral, jardin botanique de Gijón

Le panneau sur le pin gris (Pinus banksiana) explique que ces forêts poussent sur des sols secs et rocailleux et résistent bien aux incendies.

En chemin, on croise des fontaines d’eau potable, il y en a plusieurs dans le jardin.

Fontaine d'eau potable avec un bec en acier inoxydable au jardin botanique de Gijón

Dans la forêt riveraine à aulnes américains (44) poussent des érables. Chaque printemps, les peuples autochtones de l’est de l’Amérique du Nord entaillaient l’écorce des érables pour recueillir une sève sucrée, qu’ils faisaient bouillir pour obtenir du sirop. Il faut de trente à quarante litres de sève pour un litre de sirop. Aujourd’hui encore, c’est le Canada qui produit le plus de sirop d’érable au monde.

Érable

4. Jardín de la Isla: petits ponts, étangs et histoire du domaine

Depuis l’entrée, je suis passée devant la collection de fougères (5) et j’ai traversé le ruisseau Peñafrancia pour rejoindre le Jardín de la Isla. C’est la partie la plus ancienne du jardin botanique, l’ancien domaine de Florencio Valdés, un industriel de Gijón. Le jardin a été aménagé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Près de l’entrée, il y a des étangs avec des plantes aquatiques (25), des petits ponts en brique aux rambardes blanches et des fougères arborescentes, puis, plus loin, des arbustes ornementaux (18) et des plantes d’Orient (17).

Fleurs roses de bégonia rustique aux tiges rouges dans le jardin de La Isla, Gijón
Bégonia rustique (Begonia grandis)
Pont en brique aux rambardes blanches au-dessus d'un étang couvert de feuilles d'automne, jardin de La Isla, Gijón

Ici, on n’a pas l’impression d’être dans une collection botanique, c’est simplement un beau parc ancien. C’est ombragé et calme, des bégonias poussent le long des petits ponts et des fougères arborescentes se penchent au-dessus de l’eau.

Fraisier des bois et petit pont sur l’étang

Bégonia et fougère arborescente

Des bégonias le long du pont

Nandina

Le long d’un mur de pierre, des panneaux retracent l’histoire du domaine, uniquement en espagnol. Ils parlent de la verrerie de Valdés, de sa famille et de l’agrandissement du port de Gijón à cette époque. Il y a beaucoup de vieilles photos de la maison et du jardin.

Florencio Valdés et sa famille

La verrerie et le port de Gijón

Le jardin et la maison du domaine sur de vieilles photos

5. Les pavillons: histoire des jardins et flore cantabrique

Depuis le Jardín de la Isla, je suis passée devant les arbres fruitiers du Nouveau Monde (11) pour monter dans la partie haute de la Factoría Vegetal. On y trouve deux pavillons d’exposition, avec des toilettes à côté. Entrez absolument dans les pavillons: c’est là que se trouvent certains des panneaux les plus intéressants du jardin.

Roses corail en fleurs au jardin botanique de Gijón, dans les Asturies, au nord de l'Espagne

La salle consacrée à la Cantabrie présente le climat, la flore et la protection des plantes de la région, avec une maquette en relief du terrain et une coupe des roches. L’autre salle retrace l’histoire des jardins: de l’Éden, de l’Égypte et des jardins suspendus de Babylone jusqu’à l’Alhambra de Grenade, Versailles et les parcs modernes. Devant le panneau sur les jardins arabes, on peut sentir le jasmin et la fleur d’oranger. Sur des cubes pivotants, on découvre l’histoire des plantes rapportées en Europe par les « chasseurs de plantes ». Par exemple, aux XVIe et XVIIe siècles, on payait jusqu’à 1 500 pièces d’or pour un seul bulbe de tulipe.

Panneaux d'exposition sur le climat, la flore et la protection des plantes cantabriques au jardin botanique de Gijón
La salle sur la flore cantabrique

Rose et asters

6. Factoría Vegetal: potagers du Nouveau et de l’Ancien Monde

La Factoría Vegetal est la partie du jardin consacrée aux plantes que l’homme utilise: comestibles, médicinales, aromatiques, rituelles et mellifères (16). Près des pavillons poussent des plantes venues d’Amérique, comme le poivrier du Pérou et l’agave.

Place pavée avec tables, plantes en pot et bâtiment traditionnel à balcon en bois au jardin botanique de Gijón
Des tables près des pavillons

Poivrier du Pérou et agave

Les potagers sont divisés entre Nouveau et Ancien Monde. Dans les potagers du Nouveau Monde (15) pousse ce qui est arrivé d’Amérique en Europe: courges, poivrons, maïs, tomates. Dans ceux de l’Ancien Monde (14), des pastèques, du gombo, des aubergines, des betteraves et des poireaux. Chaque culture a son étiquette avec son nom, sa région d’origine et un QR code. Il y a même une plate-bande réservée aux mauvaises herbes et aux plantes des bords de chemin (13).

Citrouilles orange qui poussent sur une terre sombre dans le potager du jardin botanique de Gijón
Les courges viennent d’Amérique
Poivrons rouges qui poussent sur leurs plants dans le potager
Les poivrons aussi
Pastèques, œillets d'Inde orange et bacs surélevés en brique dans le potager
Pastèques et œillets d’Inde

Le gombo, venu d’Afrique de l’Est

Petits kiwis suspendus parmi les feuilles vertes au jardin botanique atlantique de Gijón
Mini-kiwis (actinidia)

Le plus inattendu au potager, ce sont les aubergines blanches de la variété « White Egg ». Elles ressemblent vraiment à des œufs de poule. C’est d’ailleurs de là que vient le mot anglais eggplant: les premières aubergines qu’on a vues en Europe étaient justement blanches et ovales.

Aubergines « White Egg »

Betteraves aux feuilles veinées de rouge dans une terre sombre au jardin botanique atlantique de Gijón
Betterave

Fuchsia et agrumes

7. Quintana de Rionda, ruche vivante et ancienne apothicairerie

À côté des potagers se trouve la Quintana de Rionda, une ferme asturienne traditionnelle: maison d’habitation, étable, moulin et hórreo. L’hórreo est un grenier en bois posé sur des piliers de pierre. On le surélève pour protéger le grain des souris et de l’humidité. Il y en a encore beaucoup dans les villages des Asturies.

Hórreo asturien traditionnel sur piliers de pierre, avec toit de tuiles et balcon en bois
Hórreo

Sur un mur de brique est accrochée une grande tête en bronze du Busgosu. C’est un esprit de la forêt de la mythologie asturienne, mi-homme mi-bouc, gardien des bois. Le jardin propose un parcours en réalité augmentée, « Los Secretos del Botánico »: avec votre téléphone, vous pouvez croiser des personnages des légendes asturiennes.

Sculpture en bronze du Busgosu, esprit de la forêt de la mythologie asturienne, sur un mur de brique
Le Busgosu

Les bâtiments de la Factoría Vegetal accueillent eux aussi des expositions. La première chose que j’ai vue, c’est une ruche vivante aux parois vitrées.

Le panneau à côté indique où se trouvent la reine, les larves et le miel. Juste à côté, une exposition explique pourquoi les pollinisateurs sont en danger et ce que chacun peut faire pour eux.

Panneau d'information bilingue expliquant ce que l'on peut voir à l'intérieur de la ruche

Dans l’une des salles, on a reconstitué le cabinet d’un savant voyageur.

Cabinet de naturaliste reconstitué avec un bureau, une maquette de voilier, un violon et un fauteuil

Viennent ensuite les salles sur les plantes cultivées. Un panneau rappelle que Christophe Colomb a apporté au Nouveau Monde le blé, la vigne et l’olivier, et que l’Europe en a reçu le maïs. Une vitrine présente des épis de différentes variétés, et il y a des scènes avec des mannequins et des outils anciens.

Mannequin vêtu d'une cape de paille tenant un bâton dans une scène d'exposition
Une cape en fibres végétales
Pont en bois, murs de pierre et tour de la Laboral au-dessus des arbres d'automne

Dans le bâtiment voisin se trouve un vieux moulin, et à côté, une exposition sur le pain et les céréales.

Ancien mécanisme de moulin à farine en bois avec ses meules dans un bâtiment en pierre
Les meules du moulin

Pain, céréales et maïs

J’ai bien aimé la vitrine avec des emballages géants de produits de tous les jours: cacao, ananas en conserve, vin. On voit tout de suite combien de choses au supermarché sont fabriquées à partir de plantes.

Répliques géantes d'emballages alimentaires, dont du cacao, de l'ananas en conserve et des bouteilles de vin

Sous le toit de l’un des bâtiments, on a installé une ancienne apothicairerie-laboratoire (la botica): flacons, alambics, bocaux d’herbes séchées et panneaux sur les plantes médicinales.

L’ancienne apothicairerie

L’exemple le plus parlant, c’est le saule. Depuis l’Antiquité, on utilisait son écorce contre la douleur. On en a extrait la salicine, qui a donné naissance à l’acide acétylsalicylique, c’est-à-dire l’aspirine.

À côté, un panneau parle des plantes stimulantes: café, thé, maté.

Carafe en verre et flacons d'extraits de plantes sur une étagère de l'ancienne apothicairerie

8. Les arbres fruitiers de l’Ancien Monde

En bas de la Factoría Vegetal poussent les arbres fruitiers de l’Ancien Monde (12): grenadiers, plaqueminiers, agrumes et néfliers. La nèfle est un vieux fruit européen qu’on ne mange que blette, quand la chair est devenue molle. En Espagne, on l’appelle níspero común. En France, on la laissait autrefois blettir sur la paille, d’où le dicton « avec le temps et la paille, les nèfles mûrissent ».

Grenades jaunes suspendues à un grenadier au jardin botanique atlantique de Gijón
Grenade

Nèfles et kaki

Kaki orange suspendu parmi les feuilles au jardin botanique atlantique de Gijón

9. Forêts cantabriques: houx et érable champêtre

De là, j’ai traversé la partie ouest de l’Entorno Cantábrico: forêts (1), plantes aquatiques (4), arbustes (2) et prairies (3). La partie forestière réunit les forêts typiques du nord de l’Espagne, comme les hêtraies à mercuriale vivace.

Sentier forestier dans une lumière douce, bordé de fougères, au jardin botanique de Gijón

Dans le sous-bois, il y a beaucoup de houx, couvert de baies rouges en automne.

Houx

Branche de houx chargée de baies rouges vives au jardin botanique atlantique de Gijón

On y trouve aussi l’érable champêtre (Acer campestre), aux petites feuilles lobées.

Érable champêtre

Branche d'érable champêtre aux feuilles vertes en forêt au jardin botanique atlantique de Gijón

10. Retour au Jardín de la Isla: étang, eucalyptus, pergolas et vieux court de tennis

Ensuite, je suis repassée devant les arbres fruitiers du Nouveau Monde (11) et je suis revenue au Jardín de la Isla.

Jet d'eau dans un étang sous de grands arbres en automne, jardin historique de La Isla, jardin botanique de Gijón

On y trouve des arbustes ornementaux (18), des rocailles (23), des plantes à bulbes (22) et des camélias (19), ainsi qu’un étang avec un jet d’eau sous de grands arbres.

Branches de cotonéaster couvertes de petites baies rouges au jardin botanique atlantique de Gijón
Cotonéaster

Conifères et cèdre

Passerelle entre des arbres touffus au-dessus du ruisseau Peñafrancia, jardin botanique atlantique de Gijón

C’est ici que se trouve la maison du domaine, et le Jardín de la Isla a aussi conservé le plus ancien court de tennis des Asturies. Cette partie compte beaucoup de pergolas, de vieilles sculptures, de grands platanes et d’eucalyptus.

Fleur rouge en forme de goupillon d'un callistemon au jardin botanique atlantique de Gijón
Callistemon
Feuilles d'automne orange et rouges sur une branche au jardin botanique de Gijón

En automne, le feuillage commence déjà à jaunir et à rougir.

Branche aux feuilles d'automne qui virent à l'orange et au rouge, jardin botanique atlantique de Gijón

Les eucalyptus sont immenses, il faut renverser la tête en arrière pour les regarder.

Eucalyptus

Statue couverte de mousse

Pergolas et platanes

11. Biome boréal européen: épicéas, bouleaux et pins

Derrière la maison du domaine commence la partie européenne de l’Itinerario Atlántico. On y trouve une forêt d’épicéas (26), une aulnaie boréale (27), des bois de bouleaux (28), une saulaie (29), des pins sylvestres (31) et une tourbière à bouleau nain (32). Des passerelles en bois passent au-dessus du sol humide, et de gros blocs de pierre sont posés entre les arbres. Un panneau explique que le pin sylvestre pousse là où les autres arbres ont du mal: sur des sols secs, pauvres ou, au contraire, marécageux.

Gros plan sur de fines tiges vertes de prêle dans la zone boréale du jardin botanique de Gijón
Prêle

Forêt d’épicéas

Passerelle en bois avec rambardes en corde parmi les bouleaux au jardin botanique de Gijón

Bouleaux, pins et passerelles en bois: on se croirait dans une forêt du Nord, quelque part en Scandinavie.

Tronc de bouleau à l'écorce blanche qui pèle, avec du lierre grimpant, au jardin botanique atlantique de Gijón

Ici, la plupart des sentiers sont des passerelles en bois.

Sous les pieds, des fougères qui roussissent à l’automne.

Fronde de fougère sèche en travers d'une passerelle en bois au jardin botanique atlantique de Gijón

La pinède est lumineuse, avec sous les pieds un tapis moelleux d’aiguilles.

Forêt de pins sylvestres avec un sentier sinueux et des fougères, jardin botanique de Gijón
Pin sylvestre

Polypode

12. Aulnaie au bord du ruisseau et chênaie

Ensuite, l’itinéraire file jusqu’au bout du jardin, vers les forêts tempérées européennes: une aulnaie au bord du ruisseau (35) et une chênaie (36).

Passerelle en bois à rambardes qui longe un platane courbé dans la forêt riveraine

Les sentiers alternent entre chemins de terre et passerelles en bois.

Caillebotis en bois avec rambardes à travers une forêt ombragée au jardin botanique atlantique de Gijón

Carbayo, en asturien, c’est le chêne pédonculé, et une carbayera, une chênaie. Un panneau sur le sentier explique que ce bois n’a plus été coupé depuis environ un siècle et demi.

C’est humide, calme, et il n’y a presque personne.

L’aulnaie

Étroit sentier de terre à travers une forêt verte et dense au jardin botanique de Gijón

Sous les arbres pousse la mercuriale vivace (Mercurialis perennis), une plante courante des forêts de feuillus humides d’Europe, et les troncs tombés sont couverts de champignons.

Tramètes

Touffe de petits champignons jaunes sur un tronc moussu au jardin botanique atlantique de Gijón

Ici, les sentiers sont étroits et bordés de hautes herbes.

13. La clairière de pique-nique

À travers la forêt mixte (38), le sentier débouche sur une clairière avec des tables de pique-nique en bois, presque en pleine forêt. Sur le plan, on la repère facilement grâce aux pictogrammes des toilettes et de la fontaine d’eau potable. Pensez à emporter de quoi grignoter: c’est très agréable de s’y poser pour manger après deux heures de balade.

Armoire à défibrillateur et panneaux de premiers secours sur un mur en bois dans le jardin
Un défibrillateur sur le chemin de la clairière
Tables de pique-nique en bois sur une prairie verte entourée d'arbres au jardin botanique de Gijón
La clairière de pique-nique

14. Hêtraie et Carbayera de El Tragamón

Depuis la clairière, j’ai pris le sentier du haut à travers la hêtraie (39) et la forêt mixte (38), et je suis arrivée à la Carbayera de El Tragamón (37). C’est un monument naturel protégé, dont environ la moitié fait partie du jardin botanique.

Allée couverte de feuilles d'automne le long d'une clôture en bois et d'un banc

Un autre panneau parle des meules de charbon de bois (carboneras). Jusqu’au XXe siècle, dans les montagnes cantabriques, on fabriquait le charbon de bois à la main: on empilait le bois autour de deux troncs verticaux, on le recouvrait de terre et de branches, puis on le faisait brûler lentement, presque sans air.

Hêtraie et forêt mixte

Larges couronnes de chênes séculaires au-dessus d'une clairière herbeuse dans la Carbayera de El Tragamón
Les chênes séculaires de la Carbayera
Gros champignon sauvage brun sur l'herbe sèche et les feuilles au jardin botanique atlantique de Gijón

Plus de soixante chênes de la Carbayera ont plus de trois cents ans, et certains dépassent les quatre cents ans.

Chênes anciens au soleil dans la forêt protégée de la Carbayera de El Tragamón

15. Bosque de los Niños et retour vers la sortie

Près de la Carbayera se trouve une aire de jeux, le Bosque de los Niños (« la forêt des enfants »). Au milieu, entre les fougères arborescentes, se dresse une tête géante de créature fantastique: un toboggan sort de sa gueule, avec un tunnel à côté. Cette zone est peuplée de personnages des légendes asturiennes, comme le cuélebre, un serpent ailé qui, selon la tradition, garde des trésors.

Bosque de los Niños

De là, je suis redescendue vers la sortie.

Frondes vertes d'une fougère arborescente au jardin botanique atlantique de Gijón
Fougère arborescente
Amphithéâtre en plein air aux sièges colorés sous les arbres au jardin botanique de Gijón
L’amphithéâtre
Arbuste aux feuilles étroites et aux petites baies orange au jardin botanique atlantique de Gijón

Sur le chemin de la sortie, les primevères étaient encore en fleurs.

Fleurs de primevère blanches parmi des feuilles vertes au jardin botanique atlantique de Gijón

On ressort par la même entrée principale.

Entrée du jardin botanique atlantique de Gijón avec son nom sur un mur en grès

Comment aller au jardin botanique de Gijón

Le jardin se trouve à la sortie est de la ville, à côté de l’Universidad Laboral. Depuis le centre, le plus simple est d’y aller en bus ou en taxi.

  • Bus: ligne 1 de la compagnie municipale EMTUSA (trajet El Cerillero – Hospital de Cabueñes), arrêt Jardín Botánico. Le ticket coûte 1,50 €, et on peut payer par carte ou en espèces. D’autres lignes desservent aussi le jardin, l’itinéraire se vérifie facilement sur Google Maps
  • Taxi ou Uber: environ 7-10 € depuis le centre
  • En voiture: il y a un parking près de l’entrée

Infos pratiques

  • Adresse: Avenida del Jardín Botánico, 2230, 33394 Gijón, Asturias
  • GPS: 43.521502, -5.615784
  • Horaires: janvier, février et d’octobre à décembre 10h-18h; mars 10h-19h; avril et septembre 10h-20h; de mai à août 10h-21h (à vérifier sur le site avant d’y aller)
  • Fermeture: le lundi (en juillet et en août, le jardin est aussi ouvert le lundi)
  • Dernière entrée: 45 minutes avant la fermeture
  • Entrée: adultes 2,90 €; 12-26 ans et plus de 65 ans, 1,80 €; gratuit pour les moins de 12 ans
  • Universidad Laboral (de l’autre côté de la rue): visite guidée d’environ 75 minutes, 6 € (tarif réduit 4,50 €), horaires sur laboralciudaddelacultura.com
  • Billet combiné visite de la Laboral + jardin botanique: 7 € (tarif réduit 5,50 €)
  • Visites guidées: comprises dans le prix du billet, mieux vaut réserver à l’avance
  • Ouverture: en 2003
  • Superficie: environ 25 hectares, quelque 30 000 plantes d’environ 2 000 espèces
  • Accès: bus ligne 1 jusqu’à l’arrêt Jardín Botánico (1,50 €), taxi depuis le centre 7-10 €
  • Durée de visite: 2 heures minimum, 3 c’est mieux
  • Site web: botanico.gijon.es
  • Google Maps: voir sur la carte

Conseils

  • Durée: 2 heures minimum, et plutôt 3 si vous ne voulez pas vous presser. Si vous lisez les panneaux des pavillons, vous pouvez facilement y passer une demi-journée
  • Combinez avec la Laboral: le bâtiment à la tour se trouve juste de l’autre côté de la rue. La visite guidée vous emmène au belvédère de la tour, et le billet combiné avec le jardin coûte 7 €
  • Plan papier: les collections y sont numérotées, c’est pratique pour organiser sa balade
  • Partie américaine près du labyrinthe: elle ne communique pas avec le reste de l’Itinerario Atlántico, il faut revenir à l’entrée
  • Pique-nique: au fond du jardin, il y a une clairière avec des tables de pique-nique presque en pleine forêt, et beaucoup de bancs un peu partout dans le jardin
  • Toilettes: près des pavillons, dans la partie haute de la Factoría Vegetal, et à la clairière de pique-nique
  • Eau: il y a des fontaines d’eau potable dans le jardin
  • Chaussures: beaucoup d’allées sont en terre et peuvent être humides après la pluie
  • Avec des enfants: le labyrinthe et la maquette de plante dans le phare, le Bosque de los Niños et son toboggan, la ruche avec de vraies abeilles et les panneaux en BD
  • Anglais: les principaux panneaux et les étiquettes des plantes sont bilingues, mais certaines vitrines et certains panneaux historiques sont uniquement en espagnol
  • Programme: à l’entrée est affiché le programme des activités (visites guidées, ateliers, conférences). La plupart sont en espagnol
  • Lundi: le jardin est fermé, sauf en juillet et en août

Questions fréquentes

Comment aller au jardin botanique de Gijón depuis le centre?

En bus urbain, avec la ligne 1 de la compagnie EMTUSA jusqu’à l’arrêt Jardín Botánico. Le ticket coûte 1,50 € et se paie par carte ou en espèces. En taxi ou en Uber, comptez environ 7-10 € depuis le centre.

Combien coûte l’entrée du jardin botanique de Gijón?

Le billet adulte coûte 2,90 €, et 1,80 € pour les 12-26 ans et les plus de 65 ans. L’entrée est gratuite pour les moins de 12 ans. Il existe aussi un billet combiné avec l’Universidad Laboral à 7 €.

Combien de temps faut-il pour visiter le jardin?

Au moins 2 heures pour faire le tour des principales zones. Si vous voulez vous promener tranquillement en forêt et lire les panneaux des pavillons, prévoyez plutôt 3 heures ou plus.

Peut-on pique-niquer au jardin botanique?

Oui. Au fond du jardin, il y a une clairière avec des tables de pique-nique en bois, des toilettes et une fontaine d’eau potable à côté, et il y a aussi beaucoup de bancs. Mieux vaut apporter son repas.

Le jardin est-il intéressant avec des enfants?

Oui: il y a le labyrinthe de lauriers avec son phare, le Bosque de los Niños et son toboggan, la ruche vitrée avec de vraies abeilles et des panneaux en BD. L’entrée est gratuite pour les moins de 12 ans.

Les informations sont-elles disponibles en anglais?

Les principaux panneaux et les étiquettes des plantes sont traduits en anglais, mais certaines vitrines et certains panneaux historiques sont uniquement en espagnol.

Quand le jardin botanique de Gijón est-il fermé?

Le lundi, sauf en juillet et en août. Les horaires changent selon la saison: en hiver, le jardin ferme à 18h, en été à 21h. La dernière entrée a lieu 45 minutes avant la fermeture.

Le jardin botanique de Gijón vaut-il la visite?

Oui, surtout si vous aimez les endroits calmes. On peut simplement se promener, ou bien prendre le temps de lire les panneaux. J’y ai appris beaucoup de choses, sur les plantes comme sur les Asturies. Pour moi, c’est l’un des endroits les plus agréables de Gijón.