Izmir, Turquie — Que voir en 1 jour : bazar, mosquées, ascenseur et ferry
*Izmir est la troisième ville de Turquie, mais les touristes la traversent souvent en coup de vent, pressés de rejoindre Éphèse ou les stations balnéaires. C’est vraiment dommage. Une journée suffit pour comprendre pourquoi les habitants adorent leur ville — un vieux bazar, des mosquées ottomanes, un ascenseur accroché à la falaise et un ferry du soir sur la baie.*

Place Konak — le point de départ
Nous avons commencé par la place Konak (Konak Meydanı) — un grand espace ouvert avec vue sur la baie, des palmiers et la Tour de l’Horloge (Saat Kulesi). La tour a été érigée en 1901 pour célébrer le 25e anniversaire du règne du sultan Abdülhamid II, et son mécanisme d’horlogerie a été offert par le kaiser Guillaume II. Elle mesure 25 mètres, présente un plan octogonal sur quatre niveaux. Elle a survécu à deux tremblements de terre et à une restauration, et c’est aujourd’hui le symbole principal d’Izmir — sa silhouette figure sur les armoiries de la ville.

À côté de la tour se dresse la petite mosquée Yalı (Yalı Camii), avec ses murs couverts de faïences et son fin minaret. Elle remonterait aux alentours de 1615 — toute petite, mais sa façade est l’un des points les plus photogéniques de la place.



Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Adresse : Konak Meydanı, Izmir
- – GPS : 38.4189, 27.1287
- – Comment y aller : tramway ou métro, station Konak
- – Google Maps : Konak Meydanı
Bazar de Kemeraltı — le lieu le plus pittoresque d’Izmir
De la place Konak, cinq minutes à pied suffisent pour atteindre l’entrée de Kemeraltı (Kemeraltı Çarşısı). C’est l’un des plus anciens bazars du monde : ses origines remontent à l’époque hellénistique, et sa structure ottomane s’est constituée au XVIIe siècle. Le nom signifie « sous l’arche » — en référence à l’architecture en voûtes des passages d’origine.
Sur les centaines de hans (caravansérails) qui existaient ici au début du XXe siècle, il n’en reste qu’une douzaine environ, après l’incendie de 1922. Mais le bazar vit et respire — bijouteries, étals d’épices, boutiques d’antiquités et cuisine de rue. En 2020, le centre historique d’Izmir, Kemeraltı inclus, a été inscrit sur la liste indicative de l’UNESCO.



Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Adresse : Kemeraltı Çarşısı, Konak, Izmir
- – GPS : 38.4210, 27.1340
- – Horaires : la plupart des magasins ouvrent de 09h00 à 19h00, fermé le dimanche (certains restent ouverts)
- – Google Maps : Kemeraltı Bazaar
Kızlarağası Han — le joyau du bazar
Au cœur de Kemeraltı se cache le Kızlarağası Han (Kızlarağası Hanı) — un caravansérail en pierre de 1745. Il a été commandé par Hacı Beşir Ağa, chef des eunuques du harem du palais de Topkapi. Le bâtiment sur deux niveaux comprend 258 chambres et une cour intérieure de 600 m². Le han a survécu à l’incendie de 1922, a été laissé à l’abandon, puis restauré entre 1993 et 1995. On y trouve aujourd’hui des boutiques et des cafés.
Mais ce sont les plafonds qui font le spectacle. Des coupoles peintes ornées de fleurs, d’horloges, de vues sur le vieil Izmir. Nous serions passées sans les voir si nous n’avions pas levé la tête par hasard.



Les peintures sur les plafonds du han — préservées même après la restauration des années 1990

À l’intérieur du han se trouvent aussi des boutiques d’antiquités — postes de radio vintage, guitares, vieilles horloges. Certaines ressemblent davantage à des musées qu’à des commerces.


Les boutiques d’antiquités du han — de véritables petits musées

Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Adresse : Kızlarağası Hanı, Kemeraltı, Konak, Izmir
- – GPS : 38.4215, 27.1330
- – Entrée : gratuite
- – Google Maps : Kızlarağası Inn
Le maître du feutre (keçe) — un artisan hors du commun
Dans le bazar de Kemeraltı, nous sommes tombées sur un atelier inhabituel — un homme en tablier à carreaux crée des tableaux en feutre (keçe). Le feutrage de la laine est l’une des plus anciennes techniques textiles du monde : le feutre est considéré comme le premier tissu jamais fabriqué par l’être humain. Dans la province d’Izmir, et particulièrement dans la ville d’Ödemiş, cette tradition se perpétue.
Ses œuvres n’ont rien de souvenirs ordinaires. Ce sont de véritables tableaux : silhouettes dansantes, oiseaux, compositions abstraites. Chaque pièce est faite à la main, et l’artisan prend volontiers le temps d’expliquer sa technique si on s’approche pour lui parler.




Tableaux en feutre encadrés et bijoux faits main — l’atelier est à la fois boutique et galerie
Informations pratiques
- – GPS : 38.4218, 27.1338
- – Google Maps : Atelier du bazar
Mosquées de Kemeraltı — Hisar et Şadırvanaltı
Dans l’enceinte du bazar se trouvent deux mosquées qu’il faut voir de l’intérieur. L’entrée est gratuite ; il suffit de retirer ses chaussures et de couvrir ses épaules (pour les femmes, la tête doit être couverte — des foulards sont disponibles à l’entrée).
Hisar Camii — la mosquée-forteresse
La Hisar Camii est l’une des plus grandes mosquées du centre d’Izmir. Elle a été construite entre 1592 et 1598. À l’intérieur, une grande coupole centrale repose sur huit colonnes, flanquée de trois coupoles de chaque côté, avec d’imposants lustres. L’atmosphère y est calme et aérée — un contraste saisissant avec l’agitation du bazar qui bruit de l’autre côté des murs.



Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Adresse : Hisar Camii, Kemeraltı, Konak, Izmir
- – GPS : 38.4226, 27.1365
- – Entrée : gratuite
- – Google Maps : Hisar Mosque
Şadırvanaltı Camii
La Şadırvanaltı Camii se trouve à deux ruelles de là. Construite en 1636, son nom se traduit par « la mosquée à la fontaine d’en bas » — dans la cour se dresse un şadırvan (fontaine pour les ablutions rituelles avant la prière) coiffé d’un dôme en fer forgé et d’un croissant à son sommet.
Mais c’est à l’extérieur que se trouve la vraie surprise. Entre la mosquée et la fontaine court un passage voûté aux plafonds peints datant des années 1830 : bouquets de fleurs, paysages du vieil Izmir, horloge sur la clef de voûte. Ces peintures se remarquent à peine si on ne lève pas les yeux. Des marchands occupent encore les arches — l’endroit n’a pas changé depuis deux siècles.



À l’intérieur, les murs blancs aux ornements dorés, la coupole peinte et les motifs floraux créent une atmosphère bien différente de celle de la Hisar Camii : ici tout est plus lumineux, plus léger.



La Şadırvanaltı Camii — moins connue que la Hisar, mais tout aussi belle
Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Adresse : Şadırvanaltı Camii, Kemeraltı, Konak, Izmir
- – GPS : 38.4222, 27.1380
- – Entrée : gratuite
- – Google Maps : Şadırvanaltı Mosque
Où manger : les douceurs d’Izmir
Izmir est une ville de gourmands. En une seule journée, nous avons fait quatre pâtisseries et acheté du şambali au bazar. Partout, il y avait du monde — les habitants font la queue pour leurs douceurs préférées, et c’est toujours bon signe.
Reyhan Pastanesi — la première pâtisserie
Reyhan (Reyhan Pastanesi) est l’une des plus anciennes pâtisseries d’Izmir, ouverte depuis 1965 dans le quartier d’Alsancak. La famille propriétaire est originaire de la côte de la mer Noire (région de Hemşin), et le savoir-faire pâtissier se transmet déjà à la troisième génération. L’écrivain Sinai Çomert a qualifié Reyhan de meilleure pâtisserie de la région égéenne.
Nous avons pris le petit gâteau jaune — le « rokoko », spécialité maison. Autour de la vitrine, des rangées de gâteaux de toutes les couleurs, du chocolat blanc à la fraise.


Les vitrines de Reyhan — les yeux ne savent plus où donner de la tête. Ils font de la pâtisserie depuis 1965

Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Adresse : Mustafa Enver Bey Cad. No:24, Alsancak, Izmir
- – Horaires : 07h00–01h00
- – Google Maps : Reyhan Pastanesi
Çelebi Unlu Mamüller — la bomba et le boyoz
Çelebi (Çelebi Unlu Mamüller) est la boulangerie de neuf frères originaires de Mardin, devenue culte à Izmir. Leur invention : la « bomba », un boyoz fourré au chocolat. Le boyoz est la viennoiserie typique d’Izmir, faite d’une pâte fine, que l’on mange traditionnellement au petit-déjeuner. Chez Çelebi, il y a toujours la queue — et tout est cuit sur place.
Il y a aussi les « bombis » — de petites boules colorées : roses, oranges, jaunes. L’aspect est joyeux et elles sont étonnamment délicieuses.



Sur le mur d’une maison voisine de chez Çelebi, un immense mural représente un dragon. Le soir, il est éclairé et produit son effet — on le repère facilement en sortant de la boulangerie.

Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Adresse : Alsancak, Kıbrıs Şehitleri Cad., Izmir
- – Google Maps : Çelebi Unlu Mamuller
Şambali — le dessert doré d’Izmir
Le şambali est un dessert turc traditionnel à base de semoule, imbibé de sirop. Son nom vient de « Şam balı » — « miel de Damas ». Ce dessert est arrivé de Syrie via l’Empire ottoman et est devenu la douceur emblématique d’Izmir — l’« İzmir Şambalisi » bénéficie même d’une indication géographique protégée.
La recette ne contient ni œufs, ni farine, ni beurre — uniquement de la semoule, du sucre, du yaourt et du bicarbonate. On le fait cuire au four, puis on le noie dans un sirop froid. Nous l’avons goûté dans un lieu légendaire — le Meşhur Hisarönü Şambalicisi, qui travaille depuis 1942, installé en plein bazar de Kemeraltı.



Les variétés de şambali — au sésame, aux noix. Tous délicieux, tous sucrés
Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Lieu : Meşhur Hisarönü Şambalicisi 1942’den Beri
- – Adresse : Kemeraltı, Konak, Izmir (près de la mosquée Hisar)
- – Google Maps : Meşhur Hisarönü Şambalicisi
Ascenseur historique Asansör
Du bazar à l’Asansör (Asansör), comptez une quinzaine de minutes à pied en traversant le quartier Karataş.
L’ascenseur a été construit en 1907 par Nesim Levi Bayraklıoğlu — un riche homme d’affaires juif. La raison est simple : le dénivelé entre la rue basse et le quartier en hauteur est de 51 mètres, et son ami s’était cassé la jambe dans les escaliers abrupts. Levi a résolu le problème à sa façon — en construisant un ascenseur à vapeur en briques spéciales, importées de Marseille.
L’ascenseur a changé plusieurs fois de propriétaire, a fermé, a servi d’entrepôt, avant d’être restauré en 1993. Aujourd’hui, il fonctionne comme un transport public gratuit — il suffit d’entrer et de monter.
Ce détail n’est pas anodin pour nous, voyageuses françaises : les briques qui constituent cette tour ont traversé la Méditerranée depuis Marseille. Un petit bout de France enchâssé dans la pierre d’Izmir depuis plus d’un siècle.


En haut, une terrasse panoramique offre une vue sur la baie d’Izmir et un restaurant avec terrasse. Les panoramas depuis ici sont parmi les plus beaux de la ville.





Panorama de la baie d’Izmir — la ville entière se déploie de Konak jusqu’à Alsancak


Les mêmes toits et la même baie, mais sous un autre angle — on remarque toujours quelque chose de nouveau

Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Adresse : Asansör, Konak, Izmir
- – GPS : 38.4148, 27.1285
- – Horaires : 08h00–24h00, tous les jours
- – Entrée : gratuite
- – Comment y aller : métro jusqu’à Konak, puis 15 minutes à pied ; ou bus 104, 157, 202, 253
- – Google Maps : İzmir Historical Elevator
Rue Dario Moreno — une émotion particulière pour les Français
La rue Dario Moreno (Dario Moreno Sokağı) mène à l’ascenseur — une ruelle piétonne étroite avec des cafés, des arbres et du street art. Mais pour nous, voyageuses françaises, cette rue a une résonance toute particulière.
Dario Moreno — de son vrai nom David Arougeti — est né à Izmir en 1921 dans une famille juive séfarade. Il a grandi dans ce quartier métissé où voisinaient Turcs, Grecs, Juifs, Arméniens et Levantins, et cette Méditerranée plurielle l’a nourri toute sa vie. Après la guerre, il s’est installé à Paris, où il est devenu une star — acteur et chanteur adoré du public français des années 1950 et 1960. Les Français de plus de cinquante ans se souviennent de lui dans les films de Duvivier ou dans ses chansons joyeuses et mélancoliques à la fois.
Sa chanson la plus connue en Turquie reste « İzmir’in Kavakçıkları » (Les peupliers d’Izmir), mais en France, c’est sa voix chaude et son accent ensoleillé qui ont marqué les esprits. Il est mort à Istanbul en 1968 et est enterré à Paris, au cimetière du Père-Lachaise — comme pour symboliser ce va-et-vient permanent entre ses deux patries.
Se promener sur cette rue, voir le mural à son effigie et lire la plaque commémorative, c’est une façon de comprendre cet Izmir cosmopolite que les cartes postales ne montrent jamais.



Informations pratiques
- Informations pratiques
- – GPS : 38.4150, 27.1290
- – Google Maps : Dario Moreno Sk.
Hoi Coffee and Plants — une pause bien méritée
À deux pas de l’Asansör, dans le quartier Karataş, se trouve le Hoi Coffee and Plants — un café à l’atmosphère vintage. Canapés en velours vert, portraits aux murs, vieilles radios et livres sur les tables. C’est l’endroit idéal pour souffler après la montée en ascenseur et la promenade dans les ruelles pentues.


Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Adresse : Karataş, Konak, Izmir
- – Google Maps : Hoi Coffee and Plants
Ferry du soir — vingt minutes sur la baie
Le soir, direction le ferry — c’est incontournable. Les habitants l’utilisent comme transport en commun, mais pour la voyageuse, ces vingt minutes offrent un panorama splendide de la ville vue depuis l’eau. Les ferries IZDENIZ relient Konak, Karşıyaka, Bostanlı et Alsancak. La traversée Konak–Karşıyaka dure environ 20 minutes, et pendant ce temps on voit toute la ville se déployer depuis la mer.
Le billet coûte 30 TL (environ 0,80 €) avec la carte Izmirim Kart (carte de transport rechargeable, en vente aux embarcadères). Sans carte, par carte bancaire, le tarif est de 33,46 TL (~0,90 €). La carte donne droit à une correspondance gratuite dans les 90 minutes.
Les ferries circulent de 07h00 à 20h00 toutes les 20 à 30 minutes, et les vendredis et samedis des navettes nocturnes (Baykuş Seferleri) assurent le service de minuit à 2h00 du matin.




**Conseil pour les photographes** : Prenez le ferry une heure avant le coucher du soleil. La lumière dorée sur la ville et la baie donne les meilleures photos de la journée. Les mouettes volent à portée, facile à capturer même avec un téléphone.
Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Itinéraire : Konak → Karşıyaka (~20 min) ou Konak → Bostanlı (~25 min)
- – Tarif : 30 TL (~0,80 €) avec la carte Izmirim Kart
- – Horaires : toutes les 20–30 minutes, de 07h00 à 20h00
- – Carte Izmirim Kart : en vente aux embarcadères et dans les distributeurs automatiques
Promenade du Kordon — la balade du soir
Après le ferry (ou à la place), on peut se promener sur le Kordon (Kordon), la promenade du quartier d’Alsancak. C’est une longue zone piétonne longeant la baie — avec des pistes cyclables, des cafés et la vue sur l’eau. Le soir, les habitants s’y retrouvent en masse : on court, on se promène avec les enfants, on s’assoit sur les bancs avec un thé.
Un bel endroit pour finir en douceur une journée bien chargée.
Informations pratiques
- Informations pratiques
- – Google Maps : Kordon Alsancak
Comment se rendre à Izmir depuis la France
En avion
L’aéroport Adnan Menderes (ADB) se trouve à 18 km du centre-ville. Pour rejoindre Konak : bus 202 ou train de banlieue İZBAN. Le taxi jusqu’au centre coûte environ 300–400 TL (~8–11 €).
Depuis Paris : Turkish Airlines et Pegasus Air proposent des vols directs depuis Paris-CDG vers Izmir (ADB), avec plusieurs fréquences par semaine. Comptez environ 3h30 de vol. Des vols avec escale à Istanbul (Turkish Airlines, Pegasus) partent également d’Orly. En basse saison, les billets aller-retour se trouvent à partir de 120–180 € ; en été, prévoir 200–350 €.
Depuis Lyon et Marseille : des vols saisonniers (printemps–été) sont proposés depuis Lyon-Saint Exupéry et Marseille-Provence, principalement avec des compagnies charter et Pegasus. Hors saison, une correspondance via Istanbul ou Paris reste la solution la plus pratique.
Conseil : réservez dès l’ouverture des ventes (généralement janvier–février pour l’été) pour les meilleurs tarifs. Le site de Pegasus propose régulièrement des promotions sur les lignes France–Turquie.
En bus depuis d’autres villes de Turquie
Le terminal de bus (Otogar) d’Izmir accueille des lignes depuis toutes les grandes villes du pays. Depuis Istanbul : environ 6 heures. Depuis Antalya : 5–6 heures. Depuis Fethiye : 4 heures. Du terminal au centre-ville : métro (station Otogar → Konak).
Transports en ville
Le centre se visite facilement à pied. Pour les plus grandes distances : métro (une ligne), tramway et bus. Tout fonctionne avec la carte Izmirim Kart. Les correspondances sont gratuites pendant 90 minutes.
Conseils pratiques
- Meilleure période : printemps (avril–mai) et automne (septembre–octobre). L’été, la chaleur peut atteindre 40°C
- Chaussures : confortables — vous marcherez beaucoup sur des pavés et dans les montées
- Carte Izmirim Kart : achetez-la dès votre arrivée, à l’embarcadère ou au métro — elle économise temps et argent pour les ferries et les bus
- Le bazar : venez le matin, à l’ouverture des boutiques — moins de monde et une atmosphère plus authentique
- Ordre du circuit : Konak → bazar → mosquées → şambali → Asansör → café → front de mer → ferry au coucher du soleil
- À combiner : Éphèse (1h en bus), Çeşme (1h30), Alaçatı (1h30)
- Visa : les ressortissants de l’Union européenne, dont les Français, n’ont pas besoin de visa pour la Turquie. L’entrée est libre pour un séjour allant jusqu’à 90 jours dans une période de 180 jours. Un passeport en cours de validité suffit.
FAQ
Non. Les citoyens de l’Union européenne, y compris les Français, Belges et Suisses, entrent en Turquie sans visa pour un séjour touristique allant jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours. Un passeport valide suffit — pas besoin d’e-visa ni de démarches préalables.
Turkish Airlines et Pegasus proposent des vols directs depuis Paris-CDG vers Izmir. Des vols avec escale partent d’Orly. En saison (mai–octobre), des liaisons saisonnières sont disponibles depuis Lyon et Marseille. Le trajet dure environ 3h30 en direct.
En avion jusqu’à l’aéroport Adnan Menderes (ADB), puis en bus 202 ou en train İZBAN jusqu’au centre. Depuis d’autres villes de Turquie, en bus longue distance jusqu’au terminal, puis en métro jusqu’à Konak.
Une journée complète suffit pour les principaux sites du centre : le bazar, les mosquées, l’ascenseur Asansör et le ferry. Si vous souhaitez ajouter Éphèse, la côte de Çeşme ou Alaçatı, prévoyez 2 à 3 jours.
Absolument. Izmir n’est pas un musée en plein air, c’est une vraie ville où l’histoire s’entremêle à la vie quotidienne. Pas de foules, des prix bien inférieurs à ceux d’Istanbul, et tout le centre se fait à pied en une journée.
Le şambali (dessert à la semoule imbibé de sirop), le boyoz (viennoiserie locale), la bomba chez Çelebi (boyoz au chocolat) et les pâtisseries de Reyhan Pastanesi. Au bazar : thé turc et loukoum.
Le printemps (avril–mai) ou l’automne (septembre–octobre). L’été il fait très chaud, l’hiver il pleut parfois, mais le temps reste doux — les températures descendent rarement en dessous de 10°C.
Izmir est considérée comme l’une des grandes villes les plus sûres de Turquie. Le centre est piétonnier, animé et bien éclairé. Les précautions habituelles dans toute grande ville suffisent.
Elle n’est pas obligatoire — on peut payer par carte bancaire. Mais avec la carte Izmirim Kart, le trajet est moins cher (30 TL ~ 0,80 € au lieu de 33,46 TL ~ 0,90 €) et les correspondances sont gratuites pendant 90 minutes. Elle s’achète aux embarcadères et dans le métro.
Izmir, c’est cette ville qu’on ne prévoit pas de retrouver — et qu’on finit par rejouer dans sa tête : le şambali acheté au bazar, le thé sur la terrasse de l’Asansör, et ce ferry dans la lumière du soir. Et on se dit qu’on aurait dû rester un jour de plus.
Anastasi Fink




