Acropole de Pergame, Turquie — Que voir dans cette cité antique près de Bergama

Deux heures de route depuis Izmir — et me voilà à Bergama, au pied de la colline où, il y a plus de deux millénaires, se dressait l’une des capitales les plus puissantes du monde antique. Là-haut, les ruines de Pergame — que presque personne ne visite, parce que tout le monde file à Éphèse.

Temple de Trajan sur l’acropole de Pergame — colonnes se découpant sur le ciel, vue en contre-plongée
Le temple de Trajan — le monument phare de l’acropole. Les colonnes partiellement restaurées sont visibles dès le téléphérique

Pergame — une capitale dont on ne parle presque jamais

Je l’avoue : avant ce voyage, je ne connaissais de Pergame que le mot « parchemin », qui en dérive. En réalité, c’était une cité qui, aux IIIᵉ–IIᵉ siècles avant notre ère, rivalisait sérieusement avec Athènes et Alexandrie. La dynastie des Attalides y avait rassemblé une bibliothèque de 200 000 rouleaux — la deuxième du monde antique, juste après celle d’Alexandrie. Les Égyptiens, d’ailleurs, furent tellement alarmés par cette concurrence qu’ils interdirent l’exportation du papyrus. C’est alors qu’à Pergame on eut l’idée d’écrire sur des peaux traitées — le parchemin était né.

Plus tard, le dernier roi, Attale III, légua tout son royaume à Rome — comme ça, sans guerre. Pergame devint alors la capitale de la province romaine d’Asie. Aujourd’hui, c’est un site classé UNESCO, mais les visiteurs y sont bien moins nombreux qu’à Éphèse. Pour nous Français, imaginez un site qui rivalise avec les arènes de Nîmes ou le théâtre d’Orange, mais perché sur une colline avec une vue à couper le souffle — et sans la foule.

Vue panoramique depuis l’acropole de Pergame sur le lac de retenue et la vallée
Vue depuis le sommet de l’acropole sur le lac de retenue et la vallée du Bakırçay

Comment se rendre à l’acropole

J’ai conduit depuis Izmir — environ deux heures sur une bonne route. Bergama constitue une étape idéale si vous longez la côte égéenne de Turquie en voiture de location. En haut, sur l’acropole, il y a un parking ; on peut monter directement en voiture par la route en lacets.

Depuis la France : des vols directs relient Paris CDG et Orly à Izmir toute l’année (environ 3 h 30 de vol). En saison estivale, on trouve aussi des lignes directes depuis Lyon et Marseille. Depuis Izmir, comptez environ deux heures de route pour Bergama. Les citoyens de l’UE n’ont pas besoin de visa pour un séjour de 90 jours en Turquie — passeport valide suffit.

L’acropole est juchée sur une colline de 335 mètres, juste au-dessus de la ville moderne de Bergama. Si vous n’avez pas de voiture, un téléphérique (teleferik) part d’une station en centre-ville ; la montée dure environ quatre minutes. On peut aussi grimper à pied, mais comptez 30 à 40 minutes sous la chaleur — et vous arriverez aux ruines complètement vidée.

Téléphérique vers l’acropole de Pergame — vue sur Bergama depuis la cabine
Le téléphérique vers l’acropole — quatre minutes et vous y êtes. Depuis la cabine, on mesure déjà l’étendue de la ville en contrebas

Le guichet ouvre à 08 h 30. On peut payer en euros ou en livres turques ; le Müzekart et le Museum Pass sont acceptés

Que voir sur l’acropole de Pergame

Première impression — l’ampleur des ruines

Dès le passage de l’entrée, on prend la mesure de la grandeur de cette cité. Partout, des fûts de colonnes brisés, des assises de murs, des fragments de fondations. L’acropole est immense, et pour tout parcourir il faut compter au minimum deux à trois heures.

Ruines de l’acropole de Pergame — fragments de colonnes et structures en arcs
Ce qui frappe en premier sur l’acropole : un champ de colonnes et de fondations à perte de vue
Fragment de chapiteau sculpté avec panorama sur Bergama en arrière-plan
Un chapiteau à décor végétal — on en trouve des centaines ici, chacun mérite un regard attentif

Les galeries souterraines

Sous la terrasse du temple de Trajan se cachent des couloirs voûtés en pierre. Ce sont en fait les fondations : ils supportent toute la plateforme du temple au-dessus. Mais quand on y pénètre après l’acropole brûlante de soleil — quel bonheur, dix degrés de moins d’un coup. Ça rappelle la fraîcheur qu’on trouve sous le Pont du Gard quand on s’abrite à l’ombre des arches en plein été.

Les galeries souterraines sous le temple de Trajan — une fraîcheur bienvenue même en pleine canicule. Les structures sont remarquablement conservées

Le théâtre de Pergame — le plus vertigineux de l’Antiquité

Quand on s’approche du bord et qu’on regarde en bas — le souffle se coupe. 80 rangées, 10 000 places, le tout creusé dans la pente quasiment à la verticale. J’ai visité beaucoup de théâtres antiques, mais d’habitude ils sont larges et en pente douce. Celui-ci est étroit, abrupt, et la sensation est radicalement différente : on a l’impression de se tenir au bord du vide. Même le théâtre d’Orange, pourtant imposant, ne provoque pas ce vertige.

Détail fascinant : la scène ici était en bois et démontable. On l’installait pour la durée du spectacle, puis on la retirait — pour ne pas obstruer la vue sur la vallée. Autrement dit, le panorama comptait plus que les décors de théâtre.

Théâtre de Pergame — 80 rangées sur une pente abrupte, vue sur la ville et la vallée
Le théâtre de Pergame — 80 rangées, 10 000 places et l’une des inclinaisons les plus raides parmi les théâtres antiques. La ville de Bergama s’étale en contrebas
Vue plongeante sur le théâtre de Pergame et le panorama de Bergama
Vue sur le théâtre depuis le haut — on mesure bien l’inclinaison vertigineuse. À droite, les vestiges de la terrasse et des murs

Le temple de Trajan (Trajanum) — la carte de visite de Pergame

Le Trajanum est le seul édifice de l’acropole qui a été partiellement remonté. Les archéologues appellent cela une « anastylose » : on reprend les blocs d’origine et on les remet en place. Le temple fut érigé sous Trajan et Hadrien (IIᵉ siècle apr. J.-C.) et trône au point culminant de la colline — visible de partout.

C’est l’image emblématique de Pergame : des colonnes blanches se découpant sur le bleu du ciel. Je suis arrivée en plein midi, la lumière était dure. Pour les photos, mieux vaut venir en fin de journée — la lumière dorée sur le marbre blanc, c’est un tout autre spectacle.

Colonnes du temple de Trajan — vue large avec la colonnade
Le Trajanum vu du sud-est. La colonnade a été remontée à partir des blocs de marbre d’origine
Vue large sur la colonnade du Trajanum et le fronton du temple
On ne mesure l’envergure du Trajanum que lorsqu’on se tient à côté — les colonnes font six à sept fois la taille d’un être humain

Les colonnes du Trajanum — chacune assemblée à partir de tambours distincts. À travers elles, on aperçoit la vallée et les collines environnantes

Vue frontale du temple de Trajan avec colonnes et fronton
Vue frontale du Trajanum. Quatre colonnes surmontées d’un fragment de fronton — l’image carte postale par excellence
Colonnade du temple de Trajan en contre-plongée — vue sur l’architrave et les colonnes
Placez-vous juste sous la colonnade et levez les yeux — on voit à quel point les blocs de pierre sont ajustés avec une précision remarquable

Détails du fronton et des chapiteaux. L’ordre corinthien — le plus ornemental des trois ordres classiques, avec ses caractéristiques feuilles d’acanthe

Colonnade du Trajanum vue à travers les branches d’arbres
Le Trajanum à travers les branches d’un arbre — un angle rare. Les arbres sont rares sur l’acropole, repérez bien les coins d’ombre

Colonnes de marbre et vestiges de la bibliothèque

À côté du temple d’Athéna, quelques colonnes blanches ont été relevées — vestiges d’une stoa (portique couvert). C’est ici que se trouvait la fameuse bibliothèque aux 200 000 rouleaux. Il n’en reste que les fondations, mais l’anecdote est savoureuse : si l’on en croit Plutarque, Marc Antoine aurait emporté toute la collection pour l’offrir à Cléopâtre.

Colonnes de marbre blanc sur l’acropole de Pergame — vestiges de la zone des temples
Colonnes relevées dans la zone du temple d’Athéna et de la bibliothèque. Le marbre blanc contraste avec l’herbe grillée par l’été

Sculptures romaines

Sur l’acropole trône une statue acéphale de guerrier en armure — vraisemblablement un empereur. La tête a disparu depuis longtemps, mais tout le reste est conservé de façon remarquable : on distingue chaque détail de la cuirasse, la jupe de lanières de cuir et les médaillons à la Méduse sur le ceinturon. Approchez-vous.

Statue acéphale de guerrier romain en armure sur l’acropole de Pergame
Statue romaine en tenue militaire — la tête a disparu, mais les détails de la sculpture sont magnifiquement conservés
Détail de la statue romaine — ceinturon orné de médaillons à la Méduse
Gros plan sur le ceinturon de la statue — médaillons à tête de Méduse. Ce genre de détail mérite qu’on s’attarde

Fragments de sculpture sur pierre

Le long des murs sont disposés des fragments de chapiteaux — les sommets sculptés des colonnes. Feuilles d’acanthe, volutes, entrelacs — tout cela taillé à la main il y a deux mille ans. On peut s’approcher autant qu’on veut, aucune barrière. Les amateurs d’architecture antique penseront aux chapiteaux du temple de Diane à Nîmes — même finesse, même ravissement.

Fragments de chapiteaux le long des murs — feuilles d’acanthe et volutes de l’ordre corinthien

Remparts et vestiges des palais

Au sommet — l’arsenal, les palais royaux et les remparts. Des palais, il ne reste à vrai dire que les fondations ; pour une capitale antique, ils étaient plutôt modestes. En revanche, la vue à 360 degrés est extraordinaire : la vallée, les montagnes, la ville en contrebas. On comprend pourquoi les rois avaient choisi cet endroit pour y vivre.

La partie haute de l’acropole — vestiges de colonnades et tour de guet. Des passerelles en bois jalonnent le parcours principal

Remparts de l’acropole de Pergame en blocs de pierre massifs
Les remparts — des blocs massifs assemblés sans mortier qui tiennent depuis plus de deux millénaires
Sentier parmi les ruines et les murs de pierre de l’acropole de Pergame
Un sentier à travers les ruines de la ville haute. Les visiteurs y sont généralement moins nombreux — la plupart se limitent au Trajanum et au théâtre

Plans et maquette de l’acropole

Des panneaux avec cartes sont disposés sur le site — je vous conseille d’en photographier un au début, c’est plus facile pour s’orienter ensuite. Il y a aussi une maquette de l’acropole sous un auvent vitré — on visualise immédiatement l’ensemble tel qu’il se présentait à son apogée : temples, palais, colonnades, toitures en tuiles rouges. L’échelle impressionne.

Panneaux d’information — photographiez le plan avant la visite pour ne rien manquer d’important

À gauche — plan détaillé de l’acropole avec légende. À droite — carte de Bergama avec itinéraires suggérés et QR codes pour Google Maps

Maquette à l’échelle de l’acropole de Pergame à son apogée
Maquette de l’acropole — on distingue le théâtre, les temples et les portiques couverts. Tout cela était autrefois en marbre blanc

Que voir d’autre à Bergama

L’acropole est l’attraction majeure, mais pas la seule raison de venir à Bergama. Si vous avez le temps, deux autres sites valent le détour :

L’Asclépéion — un centre médical antique, une sorte de sanatorium de l’Antiquité. C’est ici qu’exerçait Galien, le médecin dont les traités furent étudiés pendant mille cinq cents ans après sa mort. L’Asclépéion se trouve à environ 2 km du centre ; l’entrée est sur billet séparé ou couverte par le Museum Pass. Comptez une heure à une heure et demie pour la visite.

La Basilique rouge (Kızıl Avlu) — un édifice imposant en briques rouges en plein centre-ville. À l’origine un temple consacré aux dieux égyptiens, puis une église chrétienne (l’une des Sept Églises d’Asie du Livre de l’Apocalypse). Une rivière coule encore à travers le bâtiment par des tunnels souterrains — un spectacle insolite.

La Basilique rouge (Kızıl Avlu) — l’un des édifices antiques les plus insolites de Turquie. Plus de détails dans notre guide détaillé

Bergama elle-même — ne filez pas juste après l’acropole. La ville au pied de la colline mérite une flânerie : le bazar couvert Arastası avec ses tapis et antiquités, l’atelier de parchemin où l’on en fabrique encore à la main, les vieilles maisons de pierre et un verre de compote de mûres sous la chaleur. Plus de détails dans notre article sur Bergama.

La vieille ville de Bergama — bazar couvert et rues pleines de charme. Comptez au moins deux heures. Guide complet de Bergama ici

Informations pratiques

  • Adresse : Pergamon Akropol Ören Yeri, Bergama, İzmir, Turquie
  • GPS : 39.1317, 27.1840
  • Horaires : 08 h 00–19 h 00 (été, avril–octobre), 08 h 30–17 h 30 (hiver, novembre–mars)
  • Entrée : ~15 € (ou équivalent en livres turques). Müzekart et Museum Pass acceptés
  • Téléphérique : ~5–7 € aller-retour, départ toutes les quelques minutes. Fermé en cas de vent fort
  • Comment s’y rendre : en voiture depuis Izmir — ~2 h, parking au sommet. Sans voiture : bus jusqu’à Bergama (~2 h, ~150–250 TL / ~5–7 €), puis téléphérique ou taxi. Depuis la France : vols directs Paris CDG/Orly → Izmir (~3 h 30) toute l’année ; vols saisonniers depuis Lyon et Marseille. Depuis Istanbul — vol intérieur vers Izmir (~1 h), puis voiture ou bus
  • Visa : les citoyens de l’UE n’ont pas besoin de visa pour un séjour de 90 jours maximum. Passeport en cours de validité suffit
  • Durée de visite : minimum 2–3 h pour l’acropole. Avec l’Asclépéion et la Basilique rouge — une journée entière
  • À emporter : de l’eau (il n’y a ni ombre ni boutique sur l’acropole), un chapeau, des chaussures confortables

Conseils

  • Meilleur moment pour la visite — tôt le matin (dès l’ouverture) ou deux heures avant la fermeture. Le matin, la lumière est douce et il y a peu de monde ; le soir, c’est l’heure dorée sur les colonnes du Trajanum.
  • Le Museum Pass est rentable si vous prévoyez de visiter plusieurs sites en Turquie — il couvre plus de 300 musées et sites archéologiques dans tout le pays.
  • En été, il fait une chaleur torride sur l’acropole — les températures à Bergama peuvent atteindre 40 °C. Il n’y a quasiment pas d’ombre. Prévoyez au minimum un litre d’eau par personne.
  • Combinez avec l’Asclépéion — les deux sites sont inclus dans le Museum Pass. Le matin, l’acropole (avant la grosse chaleur) ; l’après-midi, l’Asclépéion (plus de verdure et d’ombre).
  • Pour les photographes : un objectif grand-angle est indispensable pour le théâtre et le Trajanum. La plus belle lumière sur les colonnes tombe dans les deux dernières heures avant le coucher du soleil.

Conseil photo : le Trajanum se photographie idéalement depuis l’angle sud-est — on capture la colonnade, le fronton et la vallée en arrière-plan. Le théâtre se prend du haut vers le bas pour rendre l’effet de vertige. Pour les détails des chapiteaux et des sculptures, un téléobjectif est de mise.

Comment se rendre à l’acropole de Pergame depuis Izmir ?

En voiture — environ deux heures sur une bonne route, parking au sommet de l’acropole. Sans voiture : des bus partent d’Izmir pour Bergama (~2 h) ; en ville, le téléphérique monte au sommet en 4 minutes, sinon taxi par la route en lacets.

Comment se rendre à Pergame depuis la France ?

Des vols directs relient Paris CDG et Orly à Izmir toute l’année (environ 3 h 30). En été, des vols saisonniers sont proposés depuis Lyon et Marseille. Depuis Izmir, comptez environ 2 heures de route pour Bergama. Les citoyens de l’UE n’ont pas besoin de visa pour un séjour de 90 jours.

Combien coûte l’entrée à l’acropole de Pergame ?

Le billet coûte environ 15 € (ou l’équivalent en livres turques). Le téléphérique se paie séparément — environ 5–7 € aller-retour. Si vous avez un Museum Pass, l’entrée à l’acropole est gratuite, mais le téléphérique reste payant.

Combien de temps faut-il pour visiter l’acropole ?

Minimum deux à trois heures pour voir les incontournables : le temple de Trajan, le théâtre, les galeries souterraines, les vestiges de la bibliothèque et les remparts. Si vous ajoutez l’Asclépéion et la Basilique rouge en centre-ville, prévoyez la journée entière.

Quelle est la meilleure période pour visiter l’acropole de Pergame ?

Le printemps (avril–mai) ou l’automne (septembre–octobre), quand la chaleur est supportable. En été, venez dès l’ouverture le matin, avant que la température ne grimpe trop. Pour la photographie, la lumière du soir est idéale — dans les deux heures précédant la fermeture.

Pergame vaut-elle le détour ?

Absolument, si vous vous passionnez pour les sites antiques. Pergame est moins connue qu’Éphèse, mais tout aussi impressionnante — avec beaucoup moins de touristes. Le théâtre et le Trajanum comptent parmi les monuments antiques les plus photogéniques de Turquie.

Peut-on monter à l’acropole à pied, sans téléphérique ?

Oui, en empruntant la route en lacets — comptez 30 à 40 minutes de marche. Mais en été, c’est éprouvant à cause de la chaleur et de l’absence d’ombre. On peut aussi prendre un taxi — il y a un parking en haut.

Où se trouve l’autel de Zeus de Pergame ?

Le célèbre autel de Pergame a été emporté par des archéologues allemands au XIXᵉ siècle et se trouve aujourd’hui au Pergamonmuseum de Berlin. Sur l’acropole, il ne reste que la plateforme de fondation.

Pergame ou Éphèse

Si vous hésitez entre Pergame et Éphèse — ne choisissez pas, allez aux deux. Mais si le temps est compté : Éphèse, c’est l’ampleur et l’état de conservation, la bibliothèque de Celsus et les rues de marbre. Pergame, c’est la discrétion, des visiteurs bien moins nombreux, et des panoramas depuis la colline dont Éphèse ne peut que rêver. Un de ces endroits où l’on a envie de revenir quand on en a assez de la foule.

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